Les actions de combat

Taikiken signifie « poing de la grande énergie ».

Cet article a été écrit en collaboration avec Jean-Christophe Maurin (un grand merci à lui pour toutes les précisions).

En Taikiken, la contre-attaque se fait dans le même mouvement que la parade, en simultané. La force et l’énergie de l’adversaire est systématiquement utilisée contre lui.

Mukai-te
« Mukai » signifie aller à l’encontre et absorber.

Contrairement au kyokushinkaï où les forces viennent en opposition (blocage contre attaque), avec Mukai-te il faut accompagner la force de l’attaque dans le même sens pour l’absorber au moment où l’attaque est portée (aller avec, ne pas aller contre). L’attaque n’est pas stoppée net, elle est ralentie et absorbée.

En position de combat, les deux mains en avant comme des antennes, on vient prendre contact en absorbant.
Exemple sur un mae geri : dès que l’adversaire monte le genou, on vient poser les paumes de mains sur le genou, et lorsqu’il détend son coup de pied, on vient faire glisser les mains sur le tibia, vers le bas. On ne recule pas les pieds, si besoin on s’abaisse en kokutsu (le bassin recule, on descend le centre de gravité, et le haut du corps s’avance ou reste sur place pour rester fort face à la menace), puis dès que l’absorption est faite, on remonte le centre de gravité pour la contre-attaque.
L’idée est de réaliser un cercle qui va vers le bas, on détourne l’énergie du coup de pied de l’adversaire vers le sol. Le cercle ne s’arrête pas en bas, les mains continuent le cercle et remontent pour la contre-attaque, à la tête.

L’absorption se fait avec tout le corps : les paumes de mains servent d’antennes et viennent prendre contact, mais tout le reste du corps contribue activement : les hanches, les jambes, le bassin…

On peut accepter de prendre jusqu’à 30% du coup, et dans ce cas encaisser avec les abdos. L’avantage, c’est qu’on reste sur place, sans reculer, pour une contre-attaque efficace et rapide.

Le ma : on entre dans le ma de l’adversaire, on absorbe son attaque et on tente de prendre son centre de gravité pour le déstabiliser et être en mesure juste après mukai-te de contre-attaquer (saisie, frappe…).

Harai
« Harai » signifie dévier, balayer.

En position de combat, les deux mains en avant comme des antennes, on vient à l’encontre puis on dévie le coup, tout en restant le plus près possible de l’adversaire. On réalise un cercle de l’intérieur vers l’extérieur (type gedan barai). Si tori attaque du pied droit, alors uke utilise la main droite pour dévier la jambe de l’adversaire vers l’extérieur.
Le corps ne recule pas, pour rester à distance de combat pour la contre-attaque qui est simultanée (de l’autre main, pied…), et prendre le centre de gravité de l’adversaire.
On peut aussi dévier de la main gauche, mais attention car dans ce cas tori sera toujours de face, et pourra utiliser ses poings.

Sashi-te
« Sashi-te » signifie aller à la rencontre de, prendre le centre.

Il faut anticiper l’attaque dès que le mouvement est initié par l’adversaire. Dans le même temps, on avance sur l’adversaire, dévier son attaque tout en contre-attaquant (le plus souvent du même bras) et finir le mouvement en ayant pris le centre de gravité de l’adversaire pour le déséquilibrer et l’empêcher de finir son attaque.

En position de combat, les deux mains en avant comme des antennes. Si tori attaque du pied droit, alors uke utilise la main droite pour venir à la rencontre de l’adversaire, l’index tendu pour diriger le bras. On vient comme en fente d’escrime. On avance le pied avant vers l’adversaire, et dès qu’il monte le genou on passe le bras tendu sous le genou de tori pour prendre son centre de gravité. On peut finir le mouvement en levant sa jambe et faire un balayage. Ou en contre-attaque simultanée de l’autre main à la gorge.
Attention, pour réaliser sashi-te il faut amorcer le mouvement bien avant que tori ait fini son attaque.
A noter qu’au moment de la prise de contact (de l’interception) c’est la partie Yang de l’avant-bras qui agit, contrairement à Mukai et Harai où c’est la partie Yin qui vient au contact.

Daken
« Daken » signifie frapper avec le poing

Cette technique consiste à frapper l’adversaire avant qu’il ne frappe, il n’y a donc pas de blocage. C’est une attaque qui interrompt l’attaque de l’adversaire (avec les mains, les coudes…).

Mu
Cette technique consiste à impressionner son adversaire pour le figer, et empêcher son attaque pendant une fraction de seconde. Par exemple en poussant un kiaï, en criant « STOP »…
Et en simultané il faut porter une attaque, par exemple au cou ou à la tête.
Cette technique peut être pratiquée dans la non-action (impressionner suffisamment son adversaire pour qu’il n’attaque pas ?). Je n’ai pour l’instant pas les connaissances suffisantes en Taikiken pour expliquer cette technique.

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